Livres Publiés

Ecrits à voix haute

«Un poème, ça ne s’écrit pas, ça se dit». Ce sont les premiers vers de ce recueil par lequel Aziz Azed nous entraine dans son univers et c’est bien la musique de cette voix qu’il faut entendre. Un chant qui nous prend et nous bouleverse.

Avec l'encre du pauvre

ou la salive

sur le dos du blasphème

Je suis l'autre toi-même

Je viens d'un autre pays

D'un autre monde

Regarde moi

C'est inscrit sur ma face

Je viens de ce soleil lointain

qui bronze ton corps

et brûle le mien

J'arrive

Un quotidien extraordinaire

Autisme. Le mot ne figure pratiquement pas dans ce récit. Bien sûr les enfants de l’hôpital de jour Les Lierres sont différents, mais leurs formidables singularités en font les héros d’une histoire aussi émouvante que captivante. Un témoignage de leur enseignant qui, à travers les moments de frustration ou de grâce, ouvre une fenêtre inattendue sur l’enfance.

" D’habitude, ta main agrippe la mienne, parfois tes doigts entrelacent les miens. C’est comme une alliance contre l’extérieur, contre l’incertitude des minutes qui vont suivre. Nous parcourons ainsi le chemin qui mène à la classe."

Né en 1965, Christophe Fredaigue a partagé sa vie entre le métier d’instituteur et celui de musicien . Devenu enseignant spécialisé auprès d’un public souffrant de trouble du comportement, sa rencontre avec les enfants de l’hôpital de jour Les Lierres sera une véritable révélation. Elle dure depuis quinze ans.

Elle voudrait des étoiles...

Magnifique roman dans lequel se mêlent humour et émotion. Blandine Bergeret compose avec talent, et un formidable sens de l’observation, un portrait de femme à la recherche d’elle-même.

Petite recherche du bonheur

Se retrouver chômeur alors qu’en même temps votre femme demande le divorce amène à se poser des questions existentielles… La recherche du bonheur est alors loin d’être un chemin sans embuches. Chronique acerbe, humoristique et savoureuse de ce parcours du combattant où se côtoient avocat, chasseur de tête, pôle emploi, agence immobilière, site de rencontre, rendez-vous improbables et invitations calamiteuses, Petite recherche du bonheur est un récit qui se déguste avec délectation.

Rien n'est faux mais ce n'est pas la vérité

Laurence Depierre Nusse retrace un demi-siècle à travers la biographie émouvante de Marie et le destin tragique de Blanche.  Mais où se trouve la réalité d’une vie ? Y aurait-il en arrière-plan de ce récit une vérité qui nous échappe ? Serait-ce le troublant miroir de nos propres vies ?

Pour eux ou contre eux, j’ai abandonné le nid parce que j’étouffais de les décevoir, de ne pas coller à la parfaite, voire la plus-que-parfaite demoiselle, celle qu’ils avaient imaginée, projetée, ambitionnée. Un clone d’eux. Ils avaient en tête une voie toute tracée pour moi, celle d’une fille, puis d’une épouse et d’une mère discrète, rangée, dévouée. Celle que leur gendre avait espérée. Celle que je suis devenue. Au risque de m’oublier. Malgré moi, contre moi.

" L’avocat est là pour vous expliquer comment vous allez gagner et ensuite pourquoi vous avez perdu. Car dans cette affaire dites-vous bien que vous allez perdre quelque chose, au minimum les honoraires. La position de chaque partie est assez simple : qu’êtes-vous prêt à lâcher ? Rien ! Que voulez-vous obtenir ? Tout ! C’est ce que l’on appelle des positons difficilement conciliables. Votre avocat s’étonne des prétentions de votre conjoint, notez ce point : un avocat est souvent étonné, il peut aussi être surpris, voire stupéfié, par ailleurs il n’est pas rare qu’il soit scandalisé, sidéré ou effaré."

Des mots d’encre et de suie implacables qui blessent, des petits, trop petits qui s’effacent, des énormes qui déforment, tirent en travers ma feuille, l’éclatent en copeaux dérisoires. Sauras-tu, disent-ils, nous poser sur les lignes de la page comme les hirondelles sages aux fils des chemins ?  Mots en eau, en aime, en aile. Des mots étoile, des mots terre, des mots pierre pour des femmes, pour des hommes, pour des guerres. 

Déambulations nocturnes

Poèmes illustrés: Entre enfermement, mélancolie, mais aussi légèreté, un univers métaphorique qui fait se croiser des êtres solitaires et torturés avec des divinités de la mythologie, un punk amoureux, Barbarella, et même Belphégor, chat facétieux...

Des échos de musiques, tantôt rock, tantôt douces, accompagnent ces Déambulations nocturnes.

" À l’ouest de mes rêveries vagabondes

Là où nos aventures turbulentes

Nous mènent à la recherche de bonnes ondes

Vers ces grands espaces qui me hantent

 

Je marcherai seul sans attache

Dans le terrain vague de mes nuits blanches

En fêtant ma renaissance

Je fumerai comme un vieil apache"

Balade dans les cercles du temps.

Alors que le temps a soudain pris une autre dimension, Sylvie Domercq nous entraine dans cette balade autour d’elle-même. Nous la suivons et ce sont nos émotions que nous croisons en chemin, au fil d’une écriture magnifique

Disque dur.

Dans ce disque dur est venu s’inscrire cette suite de moments particuliers qui forment une mosaïque contrastée. Joies, sensualité, tristesse, révolte, rires, poésie, émerveillements, alternent avec bonheur et, par la magie d’une écriture superbe, nous entrainent dans nos propres souvenirs.

Le chant des autres

"Le Chant des Autres" est le troisième roman de Marie De Bei.  Professeur de lettres en France pendant trente ans, elle habite maintenant la région de Venise. Elle a précédemment écrit "Le libraire du Rialto" inspiré de la vie de son mari, ainsi que "Rabi’a, entre Ciel et Sable" qui évoque une figure majeure de la spiritualité soufie.

Ce matin il s’est passé une chose étrange, même pour moi. Je suis descendue préparer mon petit-déjeuner, mal réveillée, j’avais mal dormi. Accomplissant mécaniquement les gestes quotidiens, je me mis à regarder les minuscules fourmis qui ont élu domicile à la maison depuis quelques jours d’un œil différent. L’envie de les faire gicler du plan de travail d’un coup de torchon leste m’avait quittée. D’un coup j’ai suivi les pérégrinations des squatteuses lilliputiennes avec comme de l’empathie. Après tout, j’allais leur foutre la paix. Les laisser aller et venir librement, elles. Elles me gênaient ? Non.

Un jour, bouder les évidences, haïr le bon goût, échapper à l’aimable. Une autre fois, intolérance à l’indigne et la laideur, à tout ce qui va de soi, n’absorber que le sucre. Refuser toute invitation à une propagande de beauté ou de laid. Oublier ceintures et bretelles.

Rien de sûr, rien de dur.  

Il y a chez l’étranger une légèreté inconnue des enracinés. Il est parti une fois, il peut partir de nouveau. Il n’appartient pas à ce lieu, il s’y prête. Alors on le regarde comme un oiseau qui a bien voulu choisir votre jardin, non comme le chien de la maison. La poésie de ce chœur vient d’eux, de ces êtres qui sont là avec la mémoire d’un ailleurs personnel et secret, qui se sont posés là, dans cette Italie du Nord, par hasard. Ici, ils n’ont aucune tombe à fleurir, aucun souvenir d’enfance et ils chantent pour les Italiens qui les accueillent.

L'ArtBouquine  27 rue du Gué, 92 500 Rueil-Malmaison  I  Vendredi 15h-18h  I  Samedi 10h-12h30 et 15h-18h30  I  Dimanche 10h-12h30 et 15h-18h 

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