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Le sel de la peur

Nous sommes en 1893. La France attire de nombreux étrangers qui cherchent du travail. Giorgio a quitté son Piémont natal pour venir faire la récolte du sel à Aigues-Mortes. Il y rencontre Rose qui a fui la Belgique et participé aux luttes ouvrières des femmes à Roubaix, puis à Lyon, avant de gagner le sud. Tous deux rêvent d’une vie meilleure. Tandis qu’une histoire d’amour s’esquisse entre eux, parviendront-ils à réaliser leurs rêves alors que se prépare le massacre des ouvriers Italiens dans les salins où travaille Giorgio ?

Aigues-Mortes est une ville étrange. Elle ne ressemble pas à celle de son pays. Il y sent quelque chose de fermé, d’hostile. Peut-être est-ce à cause des remparts ?

Sur la place saint-Louis, près du café Rossignot, il entre dans la boulangerie. Intimidé, il bégaie quelques mots. Rose comprend que l’homme n’est pas d’ici et que sa peau burinée par le soleil est celle de ces Italiens qui travaillent dans les salins. Elle se tourne, attrape les deux gros pains désignés par la main, et revenant vers lui, surprend les yeux clairs qui s’attardent sur sa jupe. Elle sourit.

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Dès l'aube

Recueil de poèmes de Gildas Labey. Mots sentis et éprouvés telles des matières vivantes dans leurs couleurs, leurs musiques, dans la saveur de leur prononciation, dans les mouvements, les rythmes qui s'en emparent, dans leur lumière variant selon les heures.

Le poème est sans fin et claudique constamment d’hésiter entre musique et sens.

Il avance par ce jugement délicieusement déchiré.

Tantôt ceci, tantôt cela.

Soudain, une conjonction.

Clé de sol, clé de fa.

Nous lisons le poème selon cette double vue.

Bientôt, nous sommes emportés dans un indiscernable tracé

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Pétrichor

Recueil de poèmes de Corinne Léon. Pétrichor (/petʁikɔʁ/, du grec petra, « pierre », et ichor, « sang, fluide »), nom masculin. Odeur qui se dégage de la terre lorsque tombe la pluie après une période sèche. (Le Robert)

Je ne sais pas encore

celle que je suis

je ne sais rien

et pourtant je suis ici

les doigts ébouillantés

par les mots brûlants

sous le clavier

la plume en bataille

je sens déjà

le papier crispé

sous vos doigts

comme il l’a longtemps

été sous les miens

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Vous avez dit étrange? 

Chacun connaît au moins une histoire inexplicable, vécue ou tenue de l’un de ses proches, qui défie notre siècle scientifique et matérialiste.

Étrange, n’est-ce-pas ? Les personnages de ces nouvelles nous entraînent dans des aventures où le parfum de l’irrationnel se mêle à celui de l’encre, semant des interrogations singulières

Je suis au-dessus de mon corps. Je le vois étendu au sol en travers de l’ouverture de la porte cochère. Mes yeux écarquillés sont figés dans une expression de terreur. Une tache rouge s’agrandit sous mon sein gauche, percé d’une plaie béante. Je ne souffre plus. Je flotte, légère, au-dessus de cette enveloppe dont je me suis échappée. Une lumière au loin m’appelle, avant de la rejoindre, je veux comprendre

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Vieillir avec Montaigne 

Qu'est-ce que vieillir? A travers anecdotes personnelles et réflexions sur notre existence, Nanon Gardin met en parallèle son expérience et les savoureuses analyses de Montaigne sur le sujet. Emouvant mais aussi souvent drôle, ce jeux de miroirs nous livre une réponse passionnante sur la question. 

Subitement, après un an de vie commune, je m’aperçois qu’il n’y a rien à dire sur Montaigne. Il n’y a qu’à le lire et vivre en sa compagnie. L’écouter, l’aimer, le critiquer, s’énerver, le reprendre, l’aimer, l’écouter. Avant de me risquer à lancer cette affirmation, je me suis décidée à lire ce que quelques-uns disaient de lui, et je n’ai rien appris de plus. Il n’y a rien à dire sur Montaigne. Alors j’ai fait ce qu’il me semblait devoir faire, en toute modestie, pour rendre service à mes contemporains , écrire pour vous dire : dans le désordre du monde, lisez Montaigne, il vous fera du bien.

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