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Le onzième commandement

Le Onzième Commandement raconte la rencontre de deux femmes, que tout semble opposer, et leur chemin vers la parole, la liberté et la vie à voix haute. Deux femmes, deux milieux, deux silences. Un même combat : désobéir au onzième commandement — celui qui ordonne de se taire pour ne pas déranger l’ordre établi.

Il était tard, l’effet de l’alcool et l’heure tardive m’entraînaient dans un état de somnolence agréable. Nous avions beaucoup parlé et maintenant, le silence nous enveloppait. Je me laissais bercer par le bruit du moteur tout en regardant défiler les lumières de la ville. Une partie de moi, encore lucide, se demandait dans quelle aventure improbable je m’étais engagée. Et puis, tu as rompu le silence.

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Rouge décembre

En ce 20 décembre, Alexandre se demande comment cette histoire a pu arriver, comment tout a commencé. Qui est responsable. Le système ? Lui ? La société ? Qui a failli ? Engagé, c’est un homme de valeurs, investi pour les causes qui lui tiennent à cœur. Il cherche à percer le mystère du comportement de Tom, un jeune élève qu’il prend sous son aile. Quitte à oublier ses propres démons et à mettre de côté ses amis et sa mère, Annie, sa seule famille.

Ai-je été trop faible ? Trop naïf ? Ou pas assez armé pour mesurer l’ampleur de ce qui se tramait et allait inévitablement finir en drame. Une fin sans appel, sans lendemain. Le scénario ficelé. L’histoire terminée. J’ai omis des indices, des tout petits riens qui, associés, auraient dû m’alerter du danger. Pour lui. Pour moi. Les autres. J’aurais dû agir plus vite. Être plus opiniâtre. Plus rentre-dedans. Plus. Plus. Plus. Pour déplacer des montagnes et le sortir de là.

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Les tribulations d'un couple ordinaire

Un homme. Une femme. Quand l’un fait zig, l’autre fait zag. Pourtant ils se rencontrent, se plaisent, puis se perdent et se retrouvent, non sans traverser quelques péripéties hautement improbables. Parfois ils ziguent sur des chemins joyeusement fantasmés, aussi inconscients des risques que deux anchois au milieu d’un banc de barracudas. D’autre fois ils zaguent, s’égarent et tentent de se frayer un passage dans une jungle plus hostile que le métro parisien à dix-huit heures. Les tribulations cocasses de ces deux trentenaires vous feront peut-être penser à des proches. À moins qu’elles ne ravivent quelques souvenirs personnels ?

« Je garde imprimé au fond de la rétine, le reflet de mon visage aperçu dans un carreau de la porte vitrée menant aux cellules : catogan hirsute, col de chemise dépressif sans sa cravate, poches sous les yeux plus tombantes que celle d’un bouledogue insomniaque. Je suis mortifié par ce portrait à rendre jaloux Shrek ou Quasimodo, et mon ego accuse le coup amèrement. J’essaie comme je peux de récapituler ce qui me vaut cette tête, mais je n’arrive pas à penser droit.»

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Le sel de la peur

Nous sommes en 1893. La France attire de nombreux étrangers qui cherchent du travail. Giorgio a quitté son Piémont natal pour venir faire la récolte du sel à Aigues-Mortes. Il y rencontre Rose qui a fui la Belgique et participé aux luttes ouvrières des femmes à Roubaix, puis à Lyon, avant de gagner le sud. Tous deux rêvent d’une vie meilleure. Tandis qu’une histoire d’amour s’esquisse entre eux, parviendront-ils à réaliser leurs rêves alors que se prépare le massacre des ouvriers Italiens dans les salins où travaille Giorgio ?

Aigues-Mortes est une ville étrange. Elle ne ressemble pas à celle de son pays. Il y sent quelque chose de fermé, d’hostile. Peut-être est-ce à cause des remparts ?

Sur la place saint-Louis, près du café Rossignot, il entre dans la boulangerie. Intimidé, il bégaie quelques mots. Rose comprend que l’homme n’est pas d’ici et que sa peau burinée par le soleil est celle de ces Italiens qui travaillent dans les salins. Elle se tourne, attrape les deux gros pains désignés par la main, et revenant vers lui, surprend les yeux clairs qui s’attardent sur sa jupe. Elle sourit.

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