La rue s'assombrissait peu à peu...
- debouige.m
- 2 déc. 2025
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Contraintes : Un Incipit : La rue s'assombrissait peu à peu ... et les mots égrenés prétexte, séminaire, courage, autoroute, Mozart, mépris et peste...
La rue s'assombrissait peu à peu et mes yeux ne distinguaient pas si les trois petites silhouettes qui marchaient le long du quai étaient des simples noctambules qui partaient en goguette ou des séminaristes qui se dirigeaient vers le vieux séminaire jouxtant l'église de Notre-Dame de la mer.
Il était amusant de contempler ces quelques passants qui, pour un prétexte ou un autre, déambulaient devant les bateaux de pêche et de plaisance.
Deux autres individus, embarquaient sur un bateau et s'apprêtaient à gagner ainsi le large. Il en fallait du courage pour s'aventurer en haute mer par cette nuit noire.
Et même si la circulation était loin d'être celle d'une autoroute parisienne un dimanche soir, il fallait être un virtuose de la barre et de la navigation aux étoiles pour tenter l'aventure ou bien avoir un brin de folie à la Mozart.
Et moi, pourquoi suis-je là ?
Point de mépris ou de peur de la nuit, au contraire plaisir de m'évader dans le rêve d'un promeneur solitaire, loin de la peste du temps routinier qui ronge les endormis.
Thierry Alquier (sept. 2025)


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